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Solutions Manutention N°24 >> novembre/décembre 2017

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sinformer du numero 24

Applications en zones dangereuses, les VGP ne suffisent pas !

La société de sécurité Pyroban rappelle aux utilisateurs de chariots antidéflagrants qu’il est nécessaire de mener des audits annuels de sécurité (Ex-ASA) ainsi que les Vérifications Générales Périodiques (VGP) pour assurer la conformité légale et pour réduire les risques dans les atmosphères potentiellement explosives.

Une VGP oui, mais pas que !

Darren Boiling, directeur du service après-vente du groupe Pyroban précise << Si un chariot a été transformé pour être utilisé dans une atmosphère potentiellement explosive, il est essentiel que le système de protection contre les explosions soit inspecté tous les ans, ou plus souvent, en plus des vérifications générales périodiques du chariot lui-même. >> Une VGP, généralement prévue par le fournisseur du chariot élévateur dans le cadre d’un contrat de service, permet de confirmer que le chariot peut être utilisé en toute sécurité et comme prévu par le fabricant. L’inspection, identifie les défauts qui pourraient compromettre la sécurité du chariot, vérifie l’état des problèmes qui auraient été identifiés auparavant et détermine des échéances auxquelles les nouveaux problèmes doivent être résolus.

Quand un chariot est transformé !

Bien que la VGP comporte la vérification du bon fonctionnement des dispositifs de sécurité, l’inspection n’évalue pas l’état et le fonctionnement des systèmes de protection contre les explosions de façon à garantir un fonctionnement sûr dans des atmosphères potentiellement explosives. L’équipement est transformé conformément à la norme EN60079-17 qui prévoit qu’une inspection de routine doit être réalisée pour s’assurer que l’équipement fonctionne de façon sûre et continue. <<Lorsque vous manipulez des matériaux potentiellement explosifs, la moindre étincelle ou hausse de température peut devenir une source d’inflammation, c’est pourquoi il est essentiel que l’équipement soit inspecté minutieusement puis entretenu le mieux possible pendant toute sa durée de vie.>>

Il y a des solutions

L’audit Ex-ASA que propose Pyroban inspecte et consigne tous les composants essentiels à la sécurité de l’ensemble du système de protection contre les explosions. L’inspection, qui peut être réalisée n’importe où par un des auditeurs spécialisés de Pyroban, recherche la présence d’irrégularités. Si aucune irrégularité n’est détectée, le chariot peut être déclaré sécuritaire et un certificat sera émis pour compléter le document relatif à la protection contre les explosions. Comme pour les VGP, si des irrégularités sont identifiées, les réparations peuvent être programmées et réalisées par un technicien qualifié de Pyroban, puis inspectées à nouveau par la suite.● Pyroban, société de sécurité spécialisée dans la protection ATEX.

Solutions Manutention N° 23 >> septembre/octobre 2017

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sinformer numero 23

L'INRS nous informe sur les machines neuves

Qui se charge de la vérification avant mise en service d'une machine neuve lors de sa réception dans l'entreprise et quels sont les recours dont dispose l'employeur en cas de non-conformité ? Le Code du travail (article L. 4321-2) interdit la mise en service dans l'entreprise d'équipements de travail non conformes aux règles techniques de conception qui leur sont applicables (pour les machines, ces règles de santé et de sécurité sont détaillées à l'annexe l prévue à l'article R. 4312-1 du Code du travail).

Le chef d'entreprise...

Ce dernier doit donc s'assurer, avant toute utilisation, que la machine est conforme à ces dispositions et que les formalités de mise sur le marché ont été réalisées. La vérification de la présence d'un marquage CE et des documents de conformité accompagnant la machine est une première étape qui doit s'accompagner dans un deuxième temps d'un contrôle effectif de l'équipement. La réalisation de ce contrôle reste de la responsabilité du chef d'entreprise qui peut s'aider néanmoins de personnes compétentes dans le domaine de la prévention des risques présentés par les équipements de travail, qu'elles appartiennent ou non à l'établissement. À noter que l'INRS a produit une "grille de détection d'anomalies des machines CE neuves" qui permet de repérer des indices de non-conformités aisément détectables par un non-spécialiste avant la mise en service.

mais avec de l'aide si il le souhaite !

En cas de non-conformité, l'acheteur dispose d'un délai de recours d'un an, à compter du jour de livraison, pour obtenir la résolution de la vente. Pour éviter ces recours, des dispositions contractuelles telles que des vérifications avant achat ou des retenues de paiement en cas de non-conformités peuvent être précisées à la commande. Ces dispositions permettent également de s'assurer de la conformité au cahier des charges.●La lettre d'information de l'INRS (mars 2017). Consulter la brochure "réussir l'acquisition d'une machine ou d'un équipement de travail" (ED 6231).


Solutions Manutention N°22 >> juillet/août 2017

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sinformer numero 22

Le point de juin du Cisma

En France, au premier trimestre 2017, si le produit intérieur brut en volume n’a augmenté que de 0,3%, l’investissement, porté par des éléments circonstanciels mais surtout par un dynamisme des secteurs clients, a accéléré à presque +1%. Les industriels du Cisma, tous secteurs confondus, ont enregistré des commandes en forte hausse sur la première partie de l’année. À un rythme moins élevé, le second semestre poursuivra cette tendance. Les prévisions de chiffre d’affaires des industriels sont bien orientées avec une croissance attendue cette année de +8% pour les entreprises de matériels et systèmes de manutention.

Focus sur le secteur de la manutention

L’investissement accélère. Les industriels français ont récemment relevé leurs prévisions d'investissement pour cette année, qu'ils attendent désormais en hausse de 6% après une progression de 4% en 2016. En particulier, les industriels ont fortement révisé à la hausse leurs prévisions pour l'industrie des biens d'équipements, où l'investissement progresserait de 27%. Il est vrai que les conditions très favorables de financement, l’augmentation de la rentabilité des entreprises, les incitations fiscales très avantageuses, l’excellent climat des affaires et les meilleures perspectives économiques sont des éléments très propices à l’investissement. Par ailleurs, le taux d'utilisation des capacités de production élevé suggère également une obsolescence croissante du stock de capital, et, en conséquence, des investissements de remplacement à venir. Les constructeurs de matériels et systèmes de manutention bénéficient pleinement de ce contexte porteur. L’activité est bonne sur le marché intérieur. Elle est également tirée vers le haut par des exportations qui progressent de 2% sur le premier quadrimestre de l’année. Les commandes enregistrent des progressions parfois très importantes : +21% pour les chariots électriques (en unités, en cumul à fin mai) ou +9% pour les chariots industriels thermiques. Les fabricants de systèmes automatisés continuent de faire face à une demande très forte d’automatisation des plate-formes logistiques, des entrepôts de stockage, des aérogares, des industries en général. En revanche, les commandes de ponts roulants, de treuils ou de palans sont en légère perte de vitesse sur le premier trimestre avec une baisse des commandes en unités de près de 5%. Cela s’explique en partie par l’absence de nouveaux projets industriels en France. Cela étant, les dernières enquêtes de conjoncture du Cisma témoignent de la bonne santé de ce secteur avec des effectifs qui continuent de progresser à vive allure, à +4% après +3% l’an dernier. Confiants mais prudents, les industriels anticipent une progression de leur chiffre d’affaires de +8% cette année. ●Le Cisma (le syndicat des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention en France).

Solutions Manutention N°21 >> mai/juin 2017

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sinformer du numero 21

Comment éviter les chutes et accidents en entrepôt ?

En France, 1,5 milliards de m² d’entrepôts accueillent quotidiennement plus de 160 000 salariés en logistique. Les personnes qui y travaillent sont amenées à charger et décharger des articles en les déplaçant manuellement ou à l’aide d’un chariot élévateur. Tous domaines confondus, les manutentions manuelles sont à l’origine en France de 50 % des accidents du travail, 75 % des cas d’inaptitude médicale et 100 % des TMS (troubles-musculo-squelettiques). 

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Les chutes de hauteur

En Europe, les chutes représentent une part importante des accidents provoquant un arrêt de travail. Signaler le risque permet de prévenir bon nombre d’incidents. Dans ce cas, pour empêcher le cariste de tomber, la pose d’une bande antidérapante contrastée sur le hayon du camion permet à la fois de signaler le danger en délimitant les ruptures de niveaux et de minimiser le risque de chute par glissade.

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Les chocs de machines

En entrepôt, et particulièrement en cas de manutention lourde, protéger les montants des rayonnages permet de sécuriser vos équipements contre les chocs et dégradations. Ici, une protection haute est spécifiquement adaptée aux collisions dues aux chariots élévateurs : elle absorbe une grande partie du choc, limitant les risques pour les employés et les équipements. De plus, les couleurs contrastées attirent l’attention du conducteur d’engin et signalent efficacement le risque.

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Les distances de parcours

La circulation est plus facile dans un entrepôt rangé et organisé. La matérialisation au sol des emplacements pour les palettes permet d’optimiser l’organisation de l’espace de stockage. La délimitation des voies de circulation limite les risques d’encombrement : en un coup d’œil on visualise l’espace nécessaire au passage des engins, passage qui doit rester dégagé.

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Les espaces de circulation

Identifier les zones de passage avec un marquage au sol permet d’attirer l’attention à la fois du piéton et du conducteur d’engin. Le piéton identifie en un coup d’œil l’endroit où il est autorisé à circuler. Le marquage contrasté attire l’attention du conducteur d’engin, afin de limiter les risques de collision. Idéalement, aux endroits les plus risqués (entrée ou sortie du bâtiment par exemple), le marquage au sol est complété par la pose de barrières de protection qui séparent physiquement les voies de circulation dédiées aux piétons et aux chariots.

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Les chocs de circulation

L’utilisation de barrières de protection permet de protéger vos employés et vos équipements contre les chocs lorsque le risque de collision est important. La barrière modulaire de A-Safe s’adapte à toutes les configurations, et sa conception unique permet une absorption du choc élevée, y compris lorsqu’il s’agit d’engins de manutention lourds. ● *Seton est une société d’origine américaine, filiale du groupe Brady Corp. Elle représente la division de vente par correspondance spécialisée dans la fabrication et la distribution de produits de sécurité, de signalisation et d’identification.

Solutions Manutention N°20 >> mars/avril 2017

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sinformer numero 20

Un organisme pour vous aider à lutter contre les TMS

En France, les TMS représentent 87% des maladies professionnelles et un coût global de près d’un milliard d’euros. Prévenir les TMS, c’est identifier, connaître et maîtriser les risques pour améliorer durablement les conditions de travail. L’offre de service www.tmspros.fr comprend un accompagnement collectif et individuel de chaque entreprise par la Carsat. Ce programme intègre des formations, une méthode, des outils et un suivi individualisé pour inciter les entreprises à entreprendre une démarche pérenne de prévention.

Comment fonctionne ce programme ?

Il a été conçu pour permettre à toutes les entreprises d’engager facilement une démarche de prévention en 4 étapes. À chacune d'entre elles, les entreprises disposent d’outils qui leur permettront de définir des actions de prévention adaptées à leur situation, par exemple :

● Une offre de formation pour développer des compétences dans l’entreprise.

● Un tableau de bord avec des indicateurs pour fixer les objectifs et mesurer l’efficacité de ses actions.

● Un outil de dépistage pour recenser les risques TMS les plus importants.

● Des bonnes pratiques pour les principaux secteurs d’activité concernés par les TMS… Aujourd’hui, TMS Pros est suivi par 6 800 entreprises, dont 640 en Bretagne.

Le Trophée TMS pros décerné à une entreprise bretonne

C’est au premier semestre 2015 que Françoise Saget s’est engagée dans ce programme pour préserver la santé de ses salariés. Avec l’appui de la Carsat, une démarche structurée a été adoptée. Un groupe de pilotage est constitué (direction, CHSCT, médecine du travail, Carsat). Les situations de travail sont choisies en fonction des indicateurs : nombres d’arrêts de travail, restrictions médicales, absentéisme. Le plan d’action porte sur trois situations de travail.

Des bienfaits concrets au sein de l'entreprise !

Pour résoudre la première situation a "l’impression pliage", une protection contre les courants d’air est installée afin de réduire les douleurs cervicales des opérateurs. Pour la seconde, le "tri-palette", la rotation des opérateurs est effectuée sur deux semaines au lieu de trois. Cette rotation limite les douleurs liées aux nombreuses manutentions (approvisionnement des racks de picking et le tri palette). Le processus de travail est réorganisé (remplacement des palettes en bois par des palettes plastiques, installation de tapis anti-fatigue, modification du système d’accroche des big bag) afin de soulager les opérateurs. Un circuit de maintenance des grilles défectueuses, réalisé avec la Poste, facilite la manipulation de celles-ci par les opérateurs et sécurise leurs manutentions. La troisième situation de travail, le secteur "saisie des commandes courrier" est transformé. Après le test d’un poste prototype par les opératrices, de nouveaux sièges et claviers sont acquis. Enfin, des échanges de pratique sont instaurés. Aujourd’hui, les opérateurs sont satisfaits, le risque de TMS est réduit, et le dialogue avec les salariés sur les conditions de travail est renforcé.●La Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail).


Solutions Manutention N°19 >> janvier/février 2017

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Le point Éco du Cisma 

Linvestissement est nettement plus dynamique. Les industriels du Cisma profitent de cette tendance positive

Focus sur le secteur de la manutention

Les fabricants de matériels de manutention enregistrent de bons résultats. Leurs carnets de commandes se sont garnis. Le taux d’utilisation des capacités de production renoue avec les points hauts du passé. Cela s’explique par la progression de l’investissement productif des entreprises. Les enquêtes montrent en effet que les chefs d'entreprises de l'industrie manufacturière continuent d'anticiper une nette progression de leur investissement (+6%). L’investissement accélère dans le secteur de la fabrication des matériels de transport (+6%). Il se redresse aussi dans le secteur transport et logistique affecté notamment par les nouvelles technologies, qui bouleversent les modèles organisationnels et exacerbent la concurrence. Incités à améliorer leur productivité dans un contexte concurrentiel accru, l'investissement redémarre également de façon dynamique dans les secteurs des biens d'équipement et des industries agroalimentaires. Tout cela est bon pour la profession. Le marché des chariots télescopiques se porte bien (entre +5 et +10%) tout comme celui des nacelles dont les commandes connaissent une vive accélération +10%/+15%. Les ventes de chariots industriels devraient progresser d’un peu plus de 5% cette année tirées par les commandes de chariots électriques magasiniers ou en porte-à-faux. La progression du chiffre d’affaires des fabricants de rayonnages et de systèmes de manutention automatisés devrait être plus élevée (>15%). La demande est, en effet, forte en automatisation que ce soit sur le marché intérieur mais aussi à l’export. La croissance est moindre s’agissant du levage industriel mais les prévisions évoquent tout de même une tendance positive entre 0 et +5%. Si elle faiblit un peu sur les derniers mois, cette dynamique des marchés devrait se maintenir l’an prochain.

Qui est le Cisma ?

Le Cisma est le syndicat des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention en France. Il regroupe les entreprises qui conçoivent, fabriquent et commercialisent des équipements, des matériels et des systèmes dans les domaines cités ainsi que les fournisseurs de composants et équipements spécifiques pour ces matériels et systèmes. Les 200 entreprises du Cisma – PME, PMI et filiales de grands groupes – emploient 33 000 personnes en France. Exportant 68% de leur production, elles réalisent un CA de 7 milliards d’euros.● Le Cisma

Solutions Manutention N°18 >> novembre/décembre 2016

sinformer numero 18

e-commerce : en finir avec le casse tête logistique !

Voici la suite, et la fin, du "S'informer" paru dans notre numéro précédent.

Répondre efficacement à la problématique du dernier kilomètre

Si la logistique urbaine est l’étape la plus courte dans la chaîne de transport, elle est la plus complexe à gérer et surtout la plus coûteuse (entre 13 et 75 % du coût total de la e-logistique BtoC). Disposer d’entrepôts au cœur ou en proche périphérie des villes constitue évidemment un atout considérable pour les entreprises de la e-logistique. Des solutions de transport efficaces doivent également être adoptées. Contrairement aux idées reçues, les véhicules "verts" ne sont pas la panacée. Pour éviter la congestion des villes, les entreprises peuvent leur préférer le transport multimodal, créant des alternatives au tout-routier, ou encore le report modal, visant à utiliser des transports initialement prévus pour les transports de voyageurs (tramway, VTC). Enfin, des alternatives à la livraison à domicile doivent être davantage développées. La livraison en points relais est déjà une solution plébiscitée par les consommateurs, auxquels les entreprises vont maintenant proposer des consignes automatiques. Permettant une massification des flux tout en répondant aux attentes des cyberconsommateurs en termes d’accessibilité, de gratuité et de simplicité, ce type de livraison a été plébiscité par La Poste, qui a installé plus de 100 "Pickup Stations" dans des gares SNCF d’Ile-de-France. Le groupe ambitionne de mettre à disposition 1 000 de ces casiers automatiques sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2016.

Vers une vision plus collaborative du métier ?

Les alliances stratégiques volontaristes sont aujourd’hui essentielles pour construire une chaîne logistique globale, harmonisée et durable, de l’avis des experts de Precepta. La coopération entre les acteurs doit être structurée autour d’un leader qui assure l’optimisation économique, environnementale et citadine. Son rôle est de favoriser la mutualisation des flux et des moyens. Ce positionnement implique la détention d’actifs stratégiques, notamment un système d’information solide et un capital foncier important pour convaincre les complémenteurs d’adhérer à son alliance. Ces partenaires devront également disposer de ressources essentielles à la construction d’une chaîne logistique globale. Prémices d’une logique écosystémique, La Poste a inauguré à Lyon en octobre 2015 un espace logistique urbain de 5 500 m2 regroupant plusieurs sociétés du groupe (Chronopost, DPD, etc.) pour créer des synergies, optimiser l’utilisation des bâtiments, maximiser le taux de chargement des véhicules et finalement réduire les coûts. La persistance d’intérêts stratégiques divergents entre les acteurs de la e-logistique empêche toutefois la généralisation de ces logiques coopératives. Une autre solution serait la formation d’alliances stratégiques avec les villes, qui pourraient faire office de catalyseurs pour impulser une vision plus collective et harmonisée des réseaux logistiques. Ainsi, le plan de logistique urbaine de Grenoble prévoit la création d’un centre de distribution urbaine. De manière générale, le transport de marchandises doit être mieux intégré au sein d’une ville devenue plus intelligente. La smart city permet tout d’abord aux professionnels de la logistique d’ouvrir de nouveaux marchés. A cet égard, l’exploitation des data est essentielle. Grâce à leur position au centre de ces échanges, les transporteurs et entreprises logistiques sont idéalement placés pour fournir et monétiser des informations détaillées concernant les flux de marchandises qui transitent par leur réseau. ●Étude réalisée par Thibaud Brejon de Lavergnée dont le titre est "Logistique et e-commerce - Quelles options stratégiques pour optimiser les flux ?" pour le cabinet d'analyse indépendant Precepta, division du groupe Xerfi. 

Solutions Manutention N°17 >> septembre/octobre 2016

sinformernumero17

e-commerce : en finir avec le casse tête logistique !

L'essor spectaculaire du e-commerce bouleverse la chaîne logistique. Avec près de 680 millions de colis livrés en 2015 selon les experts de Precepta, cabinet d'analyse indépendant, les logisticiens sont soumis à rude épreuve. Ils doivent en effet relever de sérieux défis : complexification de la supply chain, rentabilisation des activités, externalités négatives à l’échelle urbaine (embouteillages, pollution, etc.). C’est toute la chaîne logistique qui doit être repensée pour que les process soient viables économiquement et écologiquement, tout en respectant les équilibres urbains.

Repenser les schémas en amont et en aval

Les entrepôts doivent permettre de faire face à la gestion parfois tendue des délais, à la variation de l’activité, aux flux imprévisibles de retours, etc. Ainsi, l’entrepôt XXL répond particulièrement bien à cette exigence de flexibilité. Amazon ne s’y est pas trompé : son entrepôt logistique de Lauwin-Planque (Nord) s’étend sur 90 000 m2, soit plus de 12 terrains de football. L’automatisation participe également à la fluidification des process. Appelée à impacter à la fois le convoyage, le tri, le stockage et la préparation, elle doit cependant être maniée à bon escient, sous peine de perdre en efficacité. Enfin, le développement de stratégies cross et omni-canal assure une meilleure gestion de la massification des flux. En traitant dans les mêmes entrepôts les commandes Internet et les réassorts magasins, les entreprises réalisent des économies d’échelle sur le coût unitaire de traitement. Le bouleversement de ces schémas logistiques nécessite en outre la mise en place de systèmes d’informations performants pour optimiser le pilotage de chaque maillon.

La question des retours

Problématique encore trop négligée par les acteurs du e-commerce, la question des retours doit pourtant faire l’objet d’une véritable réflexion stratégique. Des opportunités variées doivent être offertes au consommateur (enlèvement à domicile, dépôt dans un commerce en relais colis, dans une consigne ou dans un magasin de la marque). Traiter les retours commerciaux rapidement et efficacement est une nécessité pour remettre les produits en vente dans les meilleurs délais. Par ailleurs, le taux de retour (très variable selon les produits) doit être réduit, notamment grâce au déploiement d’outils de vérification des adresses. Très variables selon le type de produits, les taux de retour peuvent atteindre jusqu’à 20% en moyenne dans le textile ou les produits haut de gamme. Cette étude étant plutôt longue mais pertinente, vous pourrez lire le dernière partie dans le prochain numéro de votre magazine ! ●Étude réalisée par Thibaud Brejon de Lavergnée dont le titre est "Logistique et e-commerce - Quelles options stratégiques pour optimiser les flux ?" pour le cabinet d'analyse indépendant Precepta, division du groupe Xerfi. 

Solutions Manutention N°16 >> juillet/août 2016

sinformer numero 16

Des rapaces pour protéger vos bâtiments !

L'effarouchement est une méthode dissuasive qui consiste à utiliser un oiseau de proie entraîné afin d'effrayer et de déstabiliser l'espèce nuisible (pigeons, étourneaux, mouettes... mais aussi les lièvres ou les lapins). Le rapace étant un prédateur naturel, c'est donc instinctivement que les gêneurs vont craindre pour leur sécurité et celle de leur progéniture, ce qui fait qu'ils n'auront pas d'autre choix que de partir. C'est une technique particulièrement efficace, d'autant plus qu'il est possible d'y joindre des méthodes plus contemporaines telles que piégeage, acoustique, filets, piques, gel, etc. Le but n'est pas de tuer les individus en nombre mais de les obliger à s'établir ailleurs par la présence d'un prédateur. Effarouchement France est une branche de la Société Fauconnerie Bretagne installée à Berrien, dans le Finistère, depuis maintenant 13 ans. L'équipe, qui intervient sur toute la France, est dirigée par Paul Johnson dont l'expérience remonte à 1978.

Une méthode aux avantages multiples...

Être respectueuse de l'environnement puisque sans utilisation de poison ou de produits chimiques nocifs.

● Pouvoir lutter contre les dégâts occasionnés par les espèces aviaires dont les fientes se révèlent être, un réel problème d'hygiène puisqu'elles sont la cause de maladies transmissibles à l'homme. De plus, elles participent activement à la dégradation des bâtiments.

● D'être préventive.

● De s'adapter à tous les types de structures et d'environnements comme les usines, les entrepôts, les centre ville et environnements urbains, les exploitations agricoles, les aéroports, etc., et ceci, en extérieur comme en intérieur.

● D'être vraiment durable.

… et facile à mettre en place !

Après une visite sur les lieux afin d'analyser les problèmes et leurs causes, sont pris en compte les attentes du client et son budget. Puis, avec son accord et après un descriptif de ce qui va être entrepris, un plan d'intervention est rapidement mis en place. L'élaboration de ce plan d'action dépend de plusieurs éléments comme l'espèce nuisible, la raison de sa présence, son temps d'occupation, l'environnement, etc. Les rapaces ont tous été entraînés à l'effarouchement par les soins de l'équipe de Paul Johnson. Le maintient de leur niveau d'efficacité consiste à alterner les temps de travail, d'entraînement et de repos. L'équipage actuel se compose de 5 buses(Jack, Gwynt et Cerys, Furia er Ruby) et de 3 faucons (Mr T, Astra et Scream). 2 faucons âgés de 2 ans sont en formation, Maximus et Sura. ●V.L.V.B.

Solutions Manutention N°15 >> mai/juin 2016

sinformer numero 15

De la formation logiciel avec Mecalux !

Concepteur et fabricant de systèmes de stockage et de rayonnages, Mecalux est également organisme de formation agréé. Concepteur d'un logiciel de gestion d'entrepôt appelé EasyWMS, la marque a mis en place un programme éducatif en proposant une solution spécifique pour les centres de formation : le Programme EasyWMS Basic Education. Plusieurs centres font déjà confiance à cette solution : le Greta, l'Afpa ainsi que des dizaines de centres de formation privées et des lycées professionnels. La "package" est simple et la solution standard est disponible à partir de 500 euros.

Programme complet avec formation logistique

En complément de sa solution logicielle, Mecalux offre des sessions de formation autour de la logistique et du logiciel. L'objectif est de faire monter en compétences les professeurs de logistique, principaux acteurs de la transmission des savoirs dans le domaine auprès des futurs professionnels. De plus, en tant qu’organisme de formation agréé, Mecalux permet une prise en charge de la formation.

Certification des nouveaux référentiels de formations

L’outil est adapté pour répondre aux référentiels des formations suivantes :

● Baccalauréat professionnel Logistique.

● CAP Opérateur Logistique.

● Titre professionnel Technicien en Logistique d’Entreposage.

● Titre professionnel Agent Magasinier.

● Titre professionnel Préparateur de commandes.

● Titre professionnel Cariste d’entrepôt.

Avec ce programme éducatif, Mecalux se dote d’un rôle éducatif. La solution WMS est simplement un support pour donner aux apprenants les clés pour comprendre et se former sur les métiers de la logistique moderne. Aujourd’hui, faire figurer sur son CV "utilisateur WMS" est un réel plus pour être recruté. ● Mecalux 

Solutions Manutention N°14 >> mars/avril 2016

le sinformer du numero 14

Suite de la "saga" du compte personnel de prévention de la pénibilité !

Comme nous l'avons déjà abordé dans les numéro 1 et 7 de Solutions Manutention, les règlementations autour du compte personnel de prévention de la pénibilité continuent d'évoluer. Une série de textes a été publiée au Journal officiel du 31 décembre 2015. Les modifications concernent notamment la déclaration de l'exposition des travailleurs à la pénibilité (utilisation de la déclaration sociale nominative, seuils d'exposition au-delà desquels la déclaration est nécessaire, établissement d'une fiche de suivi des expositions pour les travailleurs relevant de régimes spéciaux de retraite, communication des informations au médecin du travail), l'évaluation de l'exposition des salariés (classes et catégories de danger dont relèvent les agents chimiques dangereux, grille d'évaluation de l'exposition à ces agents, conditions de prise en compte des référentiels professionnels de branche), le contrôle des caisses de Sécurité sociale sur l'effectivité et l'ampleur de l'exposition. ●V.L.V.B. Source INRS(Institut National de Recherche et de Sécurité), la lettre d'information de janvier 2016. 

Solutions Manutention N°13 >> janvier/février 2016

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Vous avez dit un contrat à durée indéterminée intérimaire ?

Comment un Contrat à Durée Indéterminée (CDI) peut il être « intérimaire » ? Tout simplement parce qu'il est dédié aux agences de travail temporaire ! Ce type de contrat n'est pas vieux, il est entré en vigueur en mars 2014. Jean-Philippe Labaronne, directeur des ressources humaines chez FM Logistic* France nous a expliqué comment ils ont été séduits par ce type de contrat << Dans notre modèle de travail chez FM Logistic, nous avons beaucoup de CDI (3 500 en France et 18 500 dans le monde) car nous estimons que la collaboration entre l'employeur et le salarié doit être gagnant/gagnant. En revanche, nous connaissons des pics d'activité auxquels nous devons faire face, comme beaucoup d'entreprises ! Nous avons alors recours à des intérimaires sur des postes de type caristes, préparateurs de commandes, opérateurs de conditionnement, l'administratif... Notre choix est d'y avoir recours le moins possible (environ 20 % de notre personnel) car le travail intérimaire n'offre pas de réelle sécurité pour les employés... C'est pour cette raison qu'en 2015 nous avons décidé de faire appel à la société de travail temporaire Adecco qui fait partie de nos prestataires depuis longtemps et qui s'est intéressée au CDI intérimaire depuis ses débuts. >>

Quelles sont les particularités de ce contrat ?

A l'origine, depuis 2014, le CDI intérimaire existait sous la forme d'un contrat de 18 mois renouvelables 2 fois pendant ces 18 mois. Aujourd'hui, et ceci depuis le 17 août 2015 (loi N° 2015-994 relative au dialogue social et à l'emploi), il est passé à 36 mois toujours renouvelable 2 fois à l'intérieur des 36 mois. Pour les entreprises, il constitue une valeur supplémentaire de recours à l’intérim : des collaborateurs intérimaires mieux formés, une réponse aux besoins sur les métiers en tension et davantage de sécurité et de continuité dans la relation.

Son fonctionnement pour l'employé

Prenons l'exemple d'une personne, cariste de formation, qui s'inscrit dans une société de travail temporaire Adecco. Notre cariste signe un CDI intérimaire en précisant ses qualifications. Adecco trouve un emploi à cette personne chez FM Logistic pour une période de 1 an << c'est la durée minimale que nous avons convenue avec Adecco >> précise Jean-Philippe Labaronne. Pendant cette année, notre cariste est rémunéré par FM Logistic au même tarif que les caristes employés en CDI par FM Logistic et il bénéficie des mêmes avantages (congés payés, comité d'entreprise, etc.). Lorsque l'année est écoulée, notre homme "retourne" chez Adecco qui doit lui trouver une autre mission. Jusqu'à sa prochaine mission, la personne est rémunérée par Adecco 100 % du SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance). Il est facile de comprendre qu'Adecco a tout intérêt à lui retrouver rapidement du travail afin de ne plus avoir à le payer directement. De plus, pendant les périodes d'intermission, l'intérimaire peut suivre des formations. Pour Christophe Catoir, président du groupe Adecco France << Le partenariat avec FM Logistic illustre parfaitement l’intérêt croissant de nos clients pour un dispositif qui conjugue le besoin de sécurité de nos intérimaires et le besoin des entreprises de recourir à des offres de flexibilité innovantes et adaptées à leur modèle économique >>. << Pourquoi dit on un CDI intérimaire de 36 mois ? Car nous n'avons pas le droit de garder le salarié plus de 36 mois, tout simplement ! Par contre, le salarié bénéficie pendant cette période des avantages de nos salariés. De plus, lorsqu'il n'est pas salarié par nous, il est rémunéré en contrat à durée indéterminée par Adecco. Ainsi, il bénéficie de la sécurité de l'emploi et il peut, par exemple, souscrire un prêt à long terme pour acheter une maison ! >> conclut Jean-Philippe Labaronne. ●V.L.V.B.* Le groupe FM Logistic est une entreprise française qui réalise des prestations en entreposage, conditionnement, transport et gestion de la chaîne logistique. 

Solutions Manutention N°12 >> novembre/décembre 2015

sinformer numero 12

Comment se pilote une Formule 1 ? heu... pardon, un convoyeur !

Dans le dossier de ce numéro (lire pages 28 à 33), nous abordons les convoyeurs et les machines de tri. Une fois installés, ils deviennent des lignes de traitement que l'on peut décomposer en deux parties : les moyens mécaniques d'un côté avec les convoyeurs à rouleaux, à bandes..., les transstockeurs, les robots, les machines de tri, les élévateurs, les machines d'emballage, les palettiseurs et dépalétiseurs, etc., et les moyens informatiques de l'autre avec le pilotage de ligne et les terminaux radio fréquence. Ces terminaux, associés à des lecteurs codes à barres, sont des outils qui permettent d'éliminer le papier et les risque d'erreurs qui en découlent. Ils donnent également la possibilité de travailler en temps réel pour optimiser la traçabilité des flux internes à l'entrepôt. Ils sont utilisés par les opérateurs en parallèle des lignes pour réaliser toutes les opérations physiques de picking que l'automatisation ne permet généralement pas d'effectuer. Par exemple, pour prendre 10 pulls dans un carton qui en contient 100, il n'est pas toujours intéressant d'automatiser !

Un système sous forme de pyramide, de sa base...

L'informatique de pilotage d'une ligne sert, comme son nom l'indique, à piloter la ligne dans son ensemble. Elle se décompose de la façon suivante : si l'on compare l'ensemble de ces systèmes à une pyramide, à la base se trouvent les capteurs (détecteurs de position, par exemple) et les actionneurs (moteurs, vérins...). Les informations fournies par les capteurs et les ordres donnés aux actionneurs sont pilotés par des automates programmables. Un automate programmable peut être assimilé à une unité centrale d'ordinateur mais offrant une fiabilité de niveau industriel (résistance aux variations thermiques, aux perturbations électromagnétiques...). Placés dans une ou des armoires spéciales, ils sont directement reliés aux capteurs et actionneurs implantés sur l'appareil (convoyeur, navette, machines...) qu'ils ont pour fonction de piloter. Au milieu de la pyramide, se trouve le superviseur. Logiciel installé sur un ordinateur "classique", le superviseur a pour fonction de superviser les fonctions de base de la ligne comme le contrôle des défauts, l'établissement des statistiques, les fonctions marche/arrêt, etc...

jusqu'à son sommet !

Au sommet de la pyramide, pour les opérations dédiées à la logistique, viennent les systèmes informatiques de gestion d'entrepôt qui sont, soit fournis par certains fabricants, soit déjà en place dans l'entreprise, les fameux WCS (Warehouse Control System) et WMS (Warehouse Management System). Ces deux systèmes couvrent la gestion des fonctions logistiques de l'entrepôt (la gestion de la préparation de commandes ou des stocks, par exemple). Le WCS, ou système de contrôle d'entrepôt, couvre plus largement les fonctions de pilotage, et le WMS, ou système de gestion d'entrepôt, les fonctions de gestion. C'est le « dialogue » entre tous ces éléments qui permet à la ligne de fonctionner. ●V.L.V.B.

Solutions Manutention N°11 >> septembre/octobre 2015

sinformer numero 11Le point éco du Cisma

La croissance économique semble revenir modestement sur le continent européen, sans doute liée à la dépréciation de l’euro, à la baisse brutale du prix du pétrole en fin d’année dernière et à des niveaux de taux d’intérêts historiquement bas. Malgré cela, la conjoncture du premier semestre s’est révélée décevante et il convient d’être prudent quant au second. D’une part, le secteur de la construction continue de chuter en dépit d’un niveau d’activité pourtant déjà extrêmement faible. D’autre part, l’investissement en biens d’équipement n’a toujours pas véritablement redémarré. Si le second semestre devrait être moins mauvais, il n’y pas lieu pour autant d’espérer une réelle amélioration avant l’an prochain.

Focus manutention

La conjoncture est nettement meilleure pour les fabricants de biens d’équipement de manutention. Les commandes de systèmes de manutention pour charges isolées restent bien orientées, répondant aux besoins d’équipement des entrepôts et à la nécessaire automatisation d’entreprises de logistique, de transport, de distribution… Les commandes de chariots industriels sont également en hausse sur les six premiers mois de l’année. Elles progressent de près de 8% par rapport à la même période il y a un an. La hausse est nettement moins évidente s’agissant des équipements de levage industriel. Les constructeurs de ponts roulants visent une stabilisation sur le marché intérieur avec un niveau de facturations proche de celui atteint l’an dernier. Les espoirs sont plus grands s’agissant de l’export. La tendance est similaire du côté des fabricants de treuils et palans. Les prévisions des industriels tablent sur une faible progression cette année par rapport à l’an dernier (+3%). Les commandes sont attendues également en légère progression de +2%. Là aussi, l’export devrait permettre de compenser l’atonie du marché français. Le chiffre d’affaires des entreprises de matériels et systèmes de manutention sera globalement en croissance de +2% cette année. S’agissant du marché français, les conditions d’un redémarrage de l’investissement productif sont en effet aujourd’hui légèrement plus affermies qu’il y a un an. Surtout, la mise en œuvre progressive des mesures du ‘pacte de responsabilité’ devrait permettre la progression de près de deux points du taux de marge des entreprises cette année et ainsi libérer quelques axes de manœuvre pour le financement de l’investissement. Cela se ressent sur les ventes de biens d’équipement de manutention. Enfin, les fabricants de matériels de manutention espèrent que la mesure de sur-amortissement, récemment votée, encouragera l’investissement productif privé des entreprises et accélérera la modernisation de leur outil de production. Encore faut-il pour investir que les perspectives d’activité s’améliorent.

Qui est le Cisma ?

Le Cisma est le syndicat des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention en France. Il regroupe les entreprises qui conçoivent, fabriquent et commercialisent des équipements, des matériels et des systèmes dans les domaines cités ainsi que les fournisseurs de composants et équipements spécifiques pour ces matériels et systèmes. Les 200 entreprises du Cisma – PME, PMI et filiales de grands groupes – emploient 33 000 personnes en France. Exportant 68% de leur production, elles réalisent un CA de 7 milliards d’euros. ● Le Cisma

Solutions Manutention N°10 >> juillet/août 2015

S'informer numero 10Beaucoup de logique = moins d'accidents !

Nous clôturons cet épisode « conseils » autour de l'utilisation des chariots élévateurs avec les "risques divers" qui représentent, tout de même, 72 accidents sur les 226 recensés entre 1992 et 2001*.

Les risques divers

Le risque = Blessure suite à une chute de hauteur

La cause = Opérateur élevé sur les fourches d'un chariot élévateur. Cela représente 22 cas d'accidents sur 72.

La prévention = Utiliser du matériel spécialement conçu pour le levage de personnes.

Le risque = Écrasement/coincement d'une partie du corps. 8 cas d'accidents.

La cause = Les matériels de manutention de type chariots élévateurs

La prévention = Installer un pare-brise, la conception du dispositif de commandes et mettre des protections sur les machines.

Le risque = Basculement avant de la machine. Représente 7 cas.

La cause = Surcharge du chariot.

La prévention =.Identifier et évaluer le poids des charges ; lire les plaques de capacité et installer des contrôleurs d'états de charge (chariots tout terrain).

Le risque = Écrasement d'une personne par la charge. 7 cas

La cause = Chute de charge

La prévention = Constituer une charge palettisée homogène et solidaire.

Le risque = Écrasement d'une personne par un chariot. 7 cas sur 72.

La cause = Déplacement du chariot à l'arrêt moteur tournant.

La préventions = Arrêter le moteur en descendant du chariot et pour les opérations de maintenance moteur tournant, caler les roues.

Le risque= Écrasement d'une partie du corps

La cause = Parties du corps dépassant du chariot. 6 cas.

La prévention = Conception des chariots, installer une cabine.

Le risque = Écrasement du cariste. 6 cas.

La cause = Chute de quai

La prévention = Matérialiser les bordures de quai, placer des barrières de sécurité, dégager l'aire d'évolution, caler le camion et respecter les procédures, bien positionner le dispositif de liaison quai/camion.

Le risque = Lombalgie. 2 cas.

La cause = Chariot qui évolue sur en mauvais état.

La prévention = Entretenir le sol, installer un siège suspendu dans le chariot.

Le risque = Écrasement d'une personne contre un mur. 1 cas sur 72.

La cause = Sol glissant.

La prévention = Entretenir le sol et créer des allées de circulation pour les piétons.

Le risque = Écrasement d'un opérateur de maintenance. 1 cas.

La cause = rupture d'un cric/chariot non calé.

La prévention = Caler le chariot pour les opérations de maintenance sous celui-ci. ● V.L.V.B. *sources INRS (statistiques 2005)

Solutions Manutention N°9 >> mai/juin 2015

Pour qu'un chariot reste sur ses roues!

Comme nous l'abordions dans le dernier numéro, utiliser un chariot élévateur en sécurité impose quelques « bonnes manières ». Aujourd'hui, nous allons examiner les causes de renversement d'un chariot et les moyens de prévenir ce type d'accident.

Les risques de renversement latéral du chariot

Ce type de risque représente 70 accidents sur 226, soit 31 %*

Le risque = l'absence de formation. Elle représente 23 cas d'accidents.

La prévention = Former ses caristes. Leur faire passer le CACES correspondant au type de machines (s) utilisé ou contrôler leurs connaissances et leur savoir-faire.

Le risque = La prise de virages trop rapidement. Cela représente 22 cas d'accidents.

La prévention = Limiter la vitesse du chariot.

Le risque = Rouler les fourches relevées. Ce cas représente 14 accidents.

La prévention = Limiter la vitesse du chariot.

Le risque = Circuler sur des obstacles. Représente 14 cas d'accidents.

La prévention = Aménager les allées de circulation et placer des barrières de sécurité.

Le risque = Une vitesse trop élevée. 12 cas d'accidents sur 226.

La prévention = Régler la limitation de vitesse des chariots.

Le risque= Une charge instable. 8 cas d'accidents.

La prévention = Palettiser. Banderoler la charge. Vérifier la composition de la charge.

Le risque = Mauvais état du sol (trous, sol inégal...). Représente 8 cas.

La prévention = Boucher les trous et entretenir les sols.

Le risque = Déclivités et rampes. Cela représente 7 cas d'accidents.

La prévention = Disposer des barrières de sécurité.

Dans le prochain numéro, nous aborderons les risques divers. ●V.L.V.B. *sources INRS

Solutions Manutention N°8 >> Mars/avril 2015

S'informer numero 8Les "bonnes manières" autour de son chariot !

Utiliser un ou des chariots élévateurs implique, pour le chef d'entreprise, des responsabilités, et, pour les utilisateurs de ces machines et ceux qui évoluent autour, des risques d'accidents qui peuvent aller jusqu'à entraîner la mort. Un rappel des principaux accidents qui peuvent survenir avec les chariots, accompagnés de quelques mesures de prévention*, ne peut pas faire de mal.

Le risque de heurter un piéton

Ce type de risque représente 84 accidents sur 226, soit 37 %*

Le risque = la circulation en marche arrière, représente 27 cas d'accidents.

La prévention = Privilégier la marche AV, limiter la vitesse, limiter le volume de la charge, adapter un dispositif vidéo sur le chariot.

Le risque = Allées de circulation piétons non matérialisées ou mal délimitées, représente 17 cas.

La prévention = Établir un plan de circulation séparant le flux chariot de celui des piétons, matérialiser les allées de circulation piétons et les protéger par des barrières.

Le risque = Visibilité AV insuffisante en raison de la charge, représente 13 cas.

La prévention = Limiter le volume de charge ou utiliser des moyens de manutention différents, formation du cariste.

Le risque = absence de formation, représente 12 cas.

La prévention = Formation, faire passer le CACES ou contrôler les connaissances et savoir-faire du cariste.

Le risque = Actions intempestives sur les commandes, représente 4 cas.

La préventions = Revoir la conception des commandes sur le chariot.

Le risque = Vitesse excessive, représente 3 cas.

La prévention = Limiter la vitesse du chariot, installer de la signalisation et des affiches d'information, organiser le travail.

Le risque = Courbe/virage, représente 3 cas.

La prévention = Limiter la vitesse du chariot, installer de la signalisation et des affiches d'information, créer des allées de circulation piétons.

Le risque = Glissade du piéton, représente 3 cas.

La prévention = Entretenir les sols et attribuer des chaussures de sécurité antidérapantes.

Le risque = Obstacles dans les allées de circulation, représente 2 cas.

La prévention = Organiser le travail et nettoyer les allées de circulation.

Dans le prochain numéro, nous aborderons les risques de renversement du chariot. ●V.L.V.B. *sources INRS

Solutions Manutention N°7 >> janvier/février 2015

s'informer du N°7

Qu'est ce que le compte personnel de prévention de la pénibilité ?

Ce compte personnel a comme objectifs de contribuer à réduire la pénibilité du travail et les durées d'exposition et de tenir compte des périodes de pénibilité dans la définition des droits à la retraite. Il concerne tous les salariés exposés à l'un des 10 facteurs de pénibilité prévus par la loi (voir le N°1 de Solutions Manutention, page 12).

Une mise en place se fera en deux étapes

La mise en place de l'ouverture d'un compte se fera en deux étapes, 4 facteurs sont pris en compte depuis le 1er janvier 2015 (le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes, le travail répétitif et les activités exercées en milieu hyperbare). Les 6 derniers facteurs seront pris en compte à partir du 1er janvier 2016.

Et cela fonctionnera comment ?

Chaque trimestre d’exposition à un facteur de pénibilité ajoute un point au compte, ou deux points en cas d’exposition à plusieurs facteurs. Ces points peuvent être convertis en temps de formation pour sortir d’un emploi exposé à la pénibilité, en passage à temps partiel en fin de carrière avec maintien de rémunération, ou en trimestres de retraite. Chaque tranche de 10 points rapporte un trimestre. Les 20 premiers points sont obligatoirement utilisés pour la formation. Les salariés qui sont aujourd’hui trop proches de la retraite pour avoir le temps d’accumuler suffisamment de points bénéficieront d’un doublement de leurs points, et ils ne seront pas obligés de les utiliser pour des formations. À suivre... ● V.L.V.B.

Solutions Manutention N°6 >> novembre/décembre 2014

sinformer numero 6

Faire un audit de ses assurances... un acte de gestion !

Un métier, récent, issu des besoins du terrain, qui prend fait et cause pour les assurés... Nous parlons de l’audit en assurances ! Son domaine d’intervention, est celui du conseil en assurances, tant à la souscription des polices que pendant le règlement de sinistres, « dommages aux biens », « responsabilités d’entreprise, pendant et après travaux, des mandataires sociaux », « flotte véhicules, engins, parc non automoteur attelé ou non, auto-mission », « Protection Juridique ». Comme dans tous les secteurs, les assurés ont un besoin impératif de données objectives, spécifiques et qualifiées pour fonder leurs décisions. L’audit en assurances, ne vend pas de police mais prodigue uniquement des conseils. Il est l'un des seuls professionnel de l’assurance à ne pas être juge et partie. Parfaitement libéré de toutes interactions avec les compagnies d’assurances, il peut mettre à disposition les techniques et l’ensemble des informations en assurances, faire jouer pleinement la concurrence, et ceci au seul profit des assurés.

La procédure d’audit

Cette procédure comporte trois phases que sont l'analyse des risques (matérialité, couvertures, sinistralité), la définition des bonnes couvertures avec la mise en concurrence des assureurs par appel d’offres, et enfin une analyse accompagnée d'une synthèse avec propositions d'améliorations et négociations.

Les règlements de sinistres

Il est certain que l’assistance d’un expert d’assuré, non rémunéré par l’assureur ou le payeur des indemnisations, est, à l’évidence, beaucoup plus efficace à la défense de l’assuré.

Sur un plan pratique

L’expert d’assuré génère la mise en place de garanties mieux adaptées aux risques ouvrant droit ainsi à de meilleures indemnisations conjuguées à des économies souvent très substantielles. La procédure d’audit rend beaucoup plus difficile la mise en cause des mandataires sociaux au titre de défaillance de leurs polices d’assurances. L’audit en assurances est un expert d’assurés qui défendra leurs intérêts, exclusivement, tant au moment de la souscription des contrats qu’en cours de procédure de règlement de sinistres. ● F. Beucher, dirigeant de la société d'audit FB Conseil fondée en 1993 à Perros-Guirec (22).

Solutions Manutention N°4 >> juillet/août 2014

sinformer numero 4

Les ICPE et l'ATEX

Un dépôt, un entrepôt ou une usine sont placés sous les contraintes d'exploitation d'une ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement) lorsqu'elles sont susceptibles de générer des risques ou des dangers. Cette ICPE est soumise soit à déclaration, soit à autorisation auprès des DREAL (Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) selon le dossier constitué en relation avec le numéro d'activité ICPE.

Une demande soumise à autorisation

Dans ce cas de figure, un dossier de demande d'autorisation d'exploiter doit être constitué avec, obligatoirement, une étude de risques. Si celle-ci met en évidence un risque d'explosion, c'est-à-dire si le site utilise ou stocke en quantité des produits inflammables, gazeux, liquides ou poussières, les directives ATEX (ATmosphères EXplosibles) s'appliquent.

La directive ATEX relative aux employeurs

Pour satisfaire aux exigences de cette directive européenne appelée 1999/92/CE, les employeurs sont tenus de : 1) prendre des mesures techniques et organisationnelles pour satisfaire aux principes de prévention, 2) d'évaluer les risques d'explosion, 3) de subdiviser en zones les emplacements où des risques d'explosion sont identifiés, 4) de former les salariés appelés à travailler dans les zones à risque, 5) d'établir un Document Relatif à la Protection Contre les Explosions (DRPCE), 6) d'installer dans ces zones des matériels électriques et non-électriques conformes à la directive ATEX 94/9/CE. En cas d'accident sur un tel site, le responsable est l'employeur, c'est pourquoi il est important qu'il puisse avoir à chaque instant un contrôle total des niveaux de sécurité sur son site. ● V.L.V.B.

Solutions Manutention N°2 >> mars/avril 2014

S'informer numero 2Aux grands maux, les grands mots

Lorsque l'on parle gestion des stocks, certains mots comme FIFO, produit de classe B... peuvent interpeller. Voici donc un petit rappel des trois règles de base utilisées dans la gestion des stocks.

La gestion des stocks en FIFO et en LIFO

First In, First Out ou FIFO indique que le premier produit entré en stock doit être aussi celui qui sortira en premier. Last In, First Out ou LIFO indique que le dernier produit entré doit être celui qui sortira en premier.

Classe de rotation ABC des produits

L'objectif de cette méthode est de classifier les produits en trois classes en fonction de leurs taux de rotations. Un produit de classe A est à forte rotations, en classe B il est à moyennes rotations et en classe C, il est à faibles rotations. Ainsi, les articles en très forte demande (classe A) seront entreposés très près du lieu d’utilisation ou de la porte de sortie, de façon à minimiser les déplacements, de la même façon, les articles de la classe C seront éloignés. Selon le métier ou le secteur d'activité, cette notion de forte, moyenne et faible rotation change. Il y a même des nuances de classements comme par exemple un produit de classe A+ lorsqu'il est à très forte rotation ou, à l'inverse un produit classé C- lorsqu'il est à très faible rotation.

La règle de 80/20 ou loi de Pareto

Économiste italien, Vilfredo Pareto (1848-1923) a établie la loi de Pareto car il avait remarqué que les revenus dans la société étaient répartis de la façon suivante : 80% des richesses de ce monde étaient détenus par seulement 20% de la population. L’utilisation de cette loi permet de déterminer rapidement quelles sont les priorités d’actions. Si on considère que 20 % des causes représentent 80% des occurrences, agir sur ces 20 % aide à solutionner un problème avec un maximum d’efficacité. C'est pourquoi, appliquée à la gestion des stocks en entrepôts, elle signifie que 20 % des produits constituent 80 % des volumes traités.● V.L.V.B.

Solutions Manutention N°1 >> janvier/février 2014

Ardoise s'informer numéro 1

1) La nouvelle fiche « pénibilité » va arriver !

Les employeurs doivent la sécurité à leurs salariés. La notion de sécurité professionnelle doit être entendue au sens le plus large. L’employeur qui expose son personnel à l’accident du travail, à la maladie professionnelle, aux risques psychosociaux ou encore à une excessive pénibilité peut voir sa responsabilité personnelle engagée et celle de l’entreprise recherchée pour la réparation du préjudice. C’est dans le cadre des réformes de la retraite que les dispositions relatives à la prévention de la pénibilité ont vu le jour.

Prévoir...

Cette prévention passe par l’élaboration d’un plan de prévention pour les entreprises les plus importantes (50 salariés au moins) et/ou la création et la mise à jour de la fiche « pénibilité ». La réforme en cours renforce le rôle de la fiche individuelle de prévention de la pénibilité qui trace l’exposition du salarié et surtout recense les moyens de prévention engagés pour tenter de le soustraire ou d’atténuer l’exposition à l’un des 10 facteurs de pénibilité*.

et agir !

Cette fiche doit être établie pour tout salarié exposé, même temporairement, depuis le mois de février 2012, quel que soit l’effectif de l’entreprise. La réforme en cours devrait permettre de fixer un seuil de pénibilité par critère favorisant le traçage de l’exposition. La nouvelle fiche devra être transmise tous les ans au salarié et à la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé Au Travail). Un peu à l’image de ce qui s’est produit avec le DUER (Document Unique d'Evaluation des Risques), 12 ans plus tôt, les entreprises rechignent à entrer dans ce dispositif d’aveu de l’exposition; à tort, la politique de l’autruche est la pire des postures et expose gravement aux risques pénaux et indemnitaires le dirigeant et la personne morale. ● J-M.A, dirigeant de la société Liftop.

ICPE ardoise s'informer numéro 1

2) Une protection IP... c'est quoi ?

Les degrés de protection procurés par les enveloppes des matériels électriques (tension inférieure ou égale à 72,5 V) sont symbolisés par 2 lettres « IP » (International Protection) suivies de 2 chiffres. Ce code, défini par la Norme CEI 60529 (Commission Électronique Internationale), permet de connaître les degrés de protections procurés par une enveloppe contre l'accès aux parties dangereuses, la pénétration de corps solides et de liquides. Plus le chiffre du code IP est grand, plus la protection est élevée. Le 1er chiffre (compris entre 0 et 6) indique comment le matériel est protégé contre la poussière et l'intrusion de corps solides. Le second chiffre (compris entre 0 et 9) correspond à son niveau de protection contre l'eau et les liquides. Par exemple, un matériel IP 67 est totalement protégé contre l'intrusion de poussières (le chiffre 6) et il est protégé contre les effets de l'immersion jusqu'à 1m (le chiffre 7).● V.L.V.B.



banniere imh decembre 2017